3 août 2009

Feel or not to feel ? That is the question !

Nous, on s'arrête jamais. L'été, c'est trompeur. Parce qu'en plus de forniquer comme des bêtes (pour les plus chanceux), on ne voit plus la lumière du jour. Ah si ! Celle de l'aube, pour les plus téméraires. Vous savez celle de sept heures du mat', quand tu reprends ta caisse complètement berlé, avec à peine deux heures de sommeil dans le pif et que tu t'imagines, ô grand naïf que tu es, que si les flics t'arrêtent, ils n'y verront que du feu.
Mais c'est sans compter sur l'haleine de chacal (que même le chewing-gum enfourné deux minutes avant peut trahir), les fringues chiffonnées et les paupières encore lourdes de vodka. Il paraît qu'il faut trente-six heures pour éliminer tous les effets d'une grosse cuite. Si tu as des relents, genre les bons renvois qui te donnent des hauts-le-cœur et diffusent dans ta bouche de douces bulles d'air avinées, alors n'y pense même pas: si tu souffles, tu peux dire adieu à tes six points ! Donc, le sommeil, quoi qu'on en dise, n'est pas si réparateur que ça. Surtout pour le foie des alcooliques en herbe.

Je crois que mes co-partiers d'hier soir ne diront pas le contraire. Il fallait voir nos têtes ce matin. Je. callée dans son lit, enroulée dans la couette, à côté de M., à se dire qu'elles avaient encore pris une méga mine et à maudire le Monsieur Là-Haut d'avoir inventé les lendemains de cuite. Ju. qui avait élu domicile dans sa caisse aux premières lueur du jour (après avoir déposé un gros pâté à côté du fauteuil, il avait peur qu'on sache qu'il en était l'auteur. Manque de bol, K. avait tout vu). Fh. allongé sur son tapis de sol, l'air crispé sous son duvet, endolori par le carrelage et par le manque de sommeil (ou par le trop-plein de Ricard, allez savoir). K. affalé sur le canapé, la gueule ouverte genre "Putain-C.-pourquoi-tu-me-réveilles-Je-me-lèverai-quand-je-serai-descendu-de-la-grande-roue". Et puis Chouchou et moi, encore la tête dans le cul, à mâter tout ce petit monde. Il faut dire qu'hier soir, ça a été plutôt agité. Entre nous deux, je veux dire. Deuxième nuit de sexe. Deux fois de suite. La presque extase totale. J'ai un peu du mal à me lâcher quand je sais que dix personnes sont en bas et qu'ils peuvent monter et nous surprendre à tout moment. Y en a que ça excite, moi ça me crispe. Et à raison d'ailleurs : M. n'a pas mis longtemps à venir nous déranger, entrouvrant la porte sous nos " NON ! RENTRE PAS ! ". Lui les fesses à l'air et moi les cuisses écartées, en train de vivre l'un des meilleurs moments de l'existence d'un être humain. La salope, je la retiens. Après un " Oups ! Pardon ! " gentiment casé, elle s'est carapatée au rez-de-chaussée sans demander son reste. Autant dire que Chouchou et moi, on est grillé. Ca va, on en rigole. Même si j'ai un peu du mal avec le fait que ma vie sexuelle soit dévoilée au grand jour. J'suppose que j'vais devoir m'y habituer : parmi les potes, on a plus de respect pour la pinte de bière du voisin que pour son intimité.

C'était donc de cela que l'on parlait ce soir. Après la bonne cuite de la veille, tout le monde était au "sirop-café-thé", demi pour les plus courageux. Et donc, la conversation dérivait sur le sexe (jusque-là, rien d'anormal), surtout sur la scène compromettante de la nuit. Puis, M. arriva, avec ses gros sabots. Je savais qu'elle brulait de satisfaire sa soudaine curiosité. Rien n'aurait pu empêcher le déferlement de la grosse vague qu'elle allait provoquer à cet instant. De ma place, je pouvais entendre son esprit qui lui titillait la langue. Quatre mecs autour de la table: une véritable aubaine !

" Dites-moi, les gars, j'ai une question à vous poser. Répondez-moi franchement. Est-ce que c'est vrai que c'est mieux sans capotes ou est-ce que vous nous dites ça juste par flemme ? "

Réponse unanime de " Oui, c'est mieux sans. "et de " Non, c'est pas par feignantise. ". Suivi d'un long débat auquel les filles se mêlèrent pour savoir qui avait déjà fait sans, combien de fois et quel poil de son bras avait eu la chair de poule en premier.
Non mais c'est vrai quoi. Je sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, le préservatif soutient pas la comparaison. Entre le plastique qui frotte les parois de mon minou et la peau de son organe titillant mes muqueuses, y a pas photos : je préfère largement sans. Ça donne une impression de pure communion. Tu sens vraiment les deux corps fusionner, vu que chaque pores de ta peau est en contact avec celle de ton partenaire (remarquez que je n'ai utilisé aucun qualificatif déplaisant du genre " ton Jouet ", " ta Bite Ambulante ". Je progresse !). Bref, incomparable.
Quoi que, en y réfléchissant bien, avec le Marteau Pilon, alors que nous avons eu un petit problème je dirais "technique" (le latex n'est pas toujours très solide), je n'ai absolument pas senti la différence. D'ailleurs, je l'ai su seulement quand il s'est retiré et a poussé un charmant chapelet de jurons fleuris. Peut-être était-ce pasqu'il m'avait tellement ravagé le vagin avec son gourdin que j'étais complètement anesthésiée. C'est pas le tout d'en avoir une grosse, il faut savoir s'en servir. D'ailleurs, je crois que Chouchou a la plus petite que j'aie jamais eu en moi. Et pourtant, il me fait plus d'effets que l'autre Matraqueur avec sa lance à incendie. Avec Chouchou, j'ai carrément chaud aux fesses, alors qu'avec l'autre, j'étais à la limite de l'hypothermie. Remercions Mère Nature de nous avoir doté de l'option " simulation ". Après l'option " emmerdeuse ", c'est certainement la plus usitée de toutes.


Alors, guys and girls, si vous avez l'occasion, faites-le sans. Mais attention ! Analyse VIH au préalable et fidélité avec. Je voudrais pas être à l'origine d'une épidémie de SIDA ou de suicides, vous comprenez. Et puis, au pire, il existe des capotes extra-fines, des nervurées, avec différents goûts (H. m'a dernièrement conseillé grenadine) pour un max de plaisir.

Have fun !

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